Un samedi au Musée de l'air
Le Musée de l'air du Bourget est le plus ancien existant. Il est considéré comme un des plus riche musée aéronautique du monde. Il est vrai que ses collections explorent le domaine du vol au plus large, depuis les premiers ballons en passant par les avions des pionniers, des avions de grands raids et l'espace. Son écrin est également historique, avec l'aérogare des années trente qui est classé. Ce samedi avait lieu les Puces aéronautiques, l'ouverture des réserves, on pouvait également découvrir le nouveau hall de l'entre deux guerres et la superbe salle des huit colonnes (en photo, ci dessus). Le musée a accueilli beaucoup de monde.
Sont exposés pour le moment: Avia 40P, Avia 41P, Breguet XIX "?", Caudron 60, Caudron Luciole, Caudron Simoun, DH-89 Dragon Rapide, DFS SG38, DFS SG 38 caréné, DFS Habicht, Farman Goliath, Farman 455 Moustique, Junkers F13, Mignet HM-14, Morane 230, Potez 43 et 53.
D'autres avions de cette période auraient leur place dans ce hall 10, d'autant qu'ils sont présentables: Bernard "Oiseau Canari", Breguet XIX, Caudron 109, les racers Caudron 366 et 714R, Curtiss CW-1, Farman 192, Gourdou Leseurre, Mauboussin, Morane 317, Nieuport NID29, Potez 25, Potez 36 et 58, Schreck FBA-17, Spad 52 et 54 ainsi que le fuselage de Castel 242. Les Dewoitine 530 de Doret et Morane de Fronval sont en restauration pour intégrer l'exposition. Ce qui fait 37 appareils, c'est la moyenne de ce qu'a contenu ce hangar, surtout à l'époque où il y avait les autogires avec 40 machines.
Ce serait magnifique, mais pour le moment, il n'est pas question de suspendre de nouveaux appareils.
Avant d'aller à Dugny, un petit tour dans le hall Concorde où se trouvent les stands des Aéropuces. Occasion de découvrir de nombreux objets et documents de l'aéronautique proposés à la vente. Et surtout de rencontrer des passionnés.
A Dugny, on commence par l'association Mémorial Flight, où le travail est toujours aussi remarquable. Les ailes du RAF Be-2 (en photo) sont en cours. Le LVG C-VI est quasiment fini. Malheureusement, il ne va pas voler longtemps en France car il part pour la Nouvelle Zélande.
La surprise est la présence du Blériot XI F-AZBA de Jean Salis, qui est en travaux pour remise au standard Blériot d'époque. A priori, il ne devrait plus voler pour le moment et n'être exposé qu'en statique. Il y a aussi les deux Albatros en cours de construction.
Aux Ailes Anciennes du Bourget, les travaux avances certes doucement, mais surement. Beaucoup de moteurs passent entre leurs mains. Sur la photo, le tri-cylindre au premier plan est un Potez 3B.
Rappelons qu'à l'arrivée du Musée de l'air sur l'aéroport du Bourget, beaucoup d'appareils ont été restauré par cette association, pour être présenté.
Depuis plusieurs années, ils restaurent plusieurs appareils dont le SE-5003 Baroudeur.
Coté réserves, passons par le hangar des "Ailes de la Ville" où est restauré l'hydravion Short Sandringham, et dans lequel se trouvent les moteurs du musée. Toujours impressionnantes ces étagères pleines de merveilles de mécanique.
En extérieur, le Constellation (photo de gauche) a été entièrement décapé attendant une futur peinture, tout comme la Caravelle ministérielle qui attend depuis deux ans.
Les autres appareils ne s'arrangent pas.
L'atelier de restauration du musée ne manque jamais de travail. Actuellement le Dewoitine D-530 de Marcel Doret (photo de droite) est en cours de finition avant son hypothétique transfert au hall 10. Le Morane de Fronval est entièrement démonté. Le Skyraider était exposé.
De la place, ce n'est pas un vint mot, le hangar de stockage est plein à craquer et impossible au public d'y pénétrer, c'est normal. Afin de se renouveler, pour l'année prochaine, le musée devrait fermer ce hangar et ouvrir la série qui mène aux associations. Ce n'est qu'une suggestion, je ne suis qu'un simple visiteur !
Tout le monde rêve d'un jour où un vrai musée de l'air serait construit en France, permettant d'abriter une grande partie de sa fantastique collection. L'histoire de cette entité ne manque pas de péripétie et cela va continuer. Mais on constate, depuis quelques années, que pas mal de choses se font dans le bon sens, malgré quelques déboires. Ce musée est à voir et à revoir, tellement il y a de belles choses à découvrir, même si le nombre d'avions exposés à bien diminué. L'un de mes hall préféré est la volière à hélicoptère pour sa densité, même si cela ne fait pas l'unanimité des photographes. Il est préférable d'avoir des appareils à l'abri et inphotographiable, que des appareils stockés et se dégradants aux intempéries. ---------------------------------------- Merci de votre visite!
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